LE SCRAP, MON SCRAP....


LE SCRAP, MON SCRAP...
Du scrap, de la carterie et autres loisirs créatifs ! Ainsi que quelques belles photos...
Ne quittez pas le blog sans me laisser un petit commentaire trace de votre passage.
Merci.
MaryannG

mercredi 3 juin 2020

Lettre à BOUNTY...



Mon Bounty d'Amour, mon bébé adoré,
Mon cher disparu,


Comment te dire ce que je ressens depuis ce jeudi 28 mai ?
Une immense tristesse, un grand vide, un sentiment indéfinissable.
L'impression que quelque chose me manque sans savoir ni quoi, ni pourquoi,
Comme si le temps s'était arrêté.
J'ai l'impression que tu es encore là, que rien n'a changé.
On a rien bougé, ni tes gamelles, ni tes niches et tipi, ni tes jouets.
Papa a déposé sur son canapé, à côté du nounours et du canard de Picsou, 
ton petit diable orange. Tu sais celui qui t'inspirait tant de mélodies assourdissantes.
Il dit que cela lui fait tout drôle quand il se lève que tu ne sois pas contre la porte,
et qu'il n'ait plus à sortir pour la ballade du matin, bien courte ces derniers temps.

Je t'aime tellement mon bébé.
Je n'étais pas préparé à ce que tu nous quittes ce jeudi, bien au contraire,
je pensais que nous allions prendre rendez-vous pour une échographie cardiaque, 
la cortisone des ces deux dernières semaines n'ayant pas été vraiment efficace.
J'avais relevé un médicament homéopathique pour en parler à Fabienne 
ta gentille vétérinaire, et j'avais fait une liste pour faire couper tes ergots
et vérifier tes oreilles.
Toi, tellement sujet aux otites, et si peu facile à soigner à ce niveau là.
Juste pour les oreilles et les "papattes", car pour les gouttes oculaires quotidiennes
 aucun problème, tu étais un amour. Idem pour tes comprimés.

En sortant de la voiture tu as eu ce malaise, le quatrième depuis le confinement, et le dernier.
Tu as commencé à t'étrangler, t’étouffer, couiner, baver et uriner en même temps,
puis tu t'es couché, mais pas comme les autres fois sur le ventre, 
cette fois tu t'es couché sur le côté en gardant la gueule grande ouverte.
J'ai bien vu que c'était différent, plus grave.
Nous n'étions pas loin, je t'ai pris dans mes bras et nous sommes allés rapidement 
chez la vétérinaire.
Affolés, nous n'avons pas pris attention aux maîtres qui attendaient avec leur compagnon 
sur le trottoir, nous sommes rentrés en catastrophe dans la salle d'attente où
 se trouvaient deux autres personnes.
Papa a dit que ta langue était bleu, il était comme moi affolé.
L'assistante a appelé Fabienne et nous sommes entrés en urgence dans le cabinet.

Fabienne a désinfecté la table, je t'ai posé, tu es resté sur le côté, tu respirais péniblement.
Elle nous a dit que tu étais en détresse respiratoire, que tu souffrais.
Que rien n'y ferait, pas même de l'oxygène !
 "Je vois bien que vous n'y étiez pas préparé, mais il souffre, il est entrain de mourir."

Alors bon gré, mal gré, nous t'avons caressé pendant qu'elle t'endormait avant la piqûre fatale, 
en te disant qu'on t'aimait très fort, qu'on t'aimerait toujours, qu'on était très triste, 
que tu allais retrouvé notre Picsou disparu en 2014, et tes copains et copines Lady, 
Lina & Vylbiss au paradis des Chiens.

Papa a eu soudainement un atroce mal de tête.
Quand à moi, la gorge serré, j'ai senti de grosses larmes noyer mes yeux.
Nous avons choisi de te faire incinérer individuellement et de récupérer tes cendres.
Ce que nous n'avions pas fait pour Picsou et que je regrette depuis presque six ans.
Papa y tenait, tu es son dernier chien.

Depuis ton départ, nous sommes dévastés, nous restons silencieux.
Nous sommes habités par un grand vide, un manque.
Nous avons toujours des habitudes, comme regarder si tu es couché au pied du canapé 
la tête sur mes chaussons, quand je me relève, ou regarder l'heure pour ta sortie.
Tout à l'heure en épluchant des asperges, j'ai pensé à mon petit assistant cuisinier
qui les aimait tant, comme la plupart des légumes crus et ne manquait pas 
de goûter à tout. 
Je te revois couché devant le frigo à guetter chacun de mes gestes,
ou encore venir gratter ma jambe pour que je te donne des corn flakes 
ou un morceau de biscuit quand je goûte.
Je revois beaucoup de moments inoubliables de notre vie partagée durant 13 ans et demi.

Fini, le câlin du matin, quand papa ouvrait la porte de la chambre pour que tu sautes sur le lit
 me faire plein de léchouilles et que tu te loves entre mes jambes 
pour un petit dodo avant le petit déjeuner.
Ces derniers temps, il devait te porter sur le lit, tu avais du mal à sauter, 
sans doute un manque de souffle dû à cette vilaine fibrose pulmonaire que tu avais 
depuis un an.
Fini aussi, le petit déjeuner où nous te donnions à tour de rôle, 
un petit morceau de notre tartine.

Tu nous manques terriblement.
Nous t'aimerons toujours, nous ne t'oublierons jamais.

Il y a trop de choses à la maison qui nous rappellerons les moments partagés, 
à commencer par toutes tes coupes qui trônent sur le buffet, notre collection de westies
 commencée lors des expositions canines, et que l'on retrouve dans tout l'appartement.

Tu nous a donné tant de fierté lors de ces expositions canines, alors que nous nous y attendions pas.
Nous nous sommes pris au jeu, alors que nous n'étions pas éleveur.
 Tata Yvette qui te toilettait et te présentait en expo a toujours dit que tu étais un très beau chien.

Et surtout, c'est toi qui m'a amené au scrapbooking :
"La star de l'objectif".

Jamais je ne t'oublierai mon bébé...
Mon "RiQuiqui" que j'ai gardé sur les genoux durant 500 km 
quand nous sommes allés te chercher dans l'Oise, 
alors que Picsou dans le coffre, était inquiet de t'entendre pleurer.
C'est Papa qui était là pour toi tous les jours, pour te nourrir, te sortir,
 mais malgré mon absence, ce fut moi ta maîtresse, ta Maman.

Je t'aime très fort mon Bounty d'Amour, mon Boubou, mon bébé.
Tu es à jamais dans mon cœur, comme dans celui de ton Papa.

Repose en Paix auprès de Picsou qui reste toujours dans nos pensées.


Ta Maman.




4 commentaires:

  1. Ma pauvre nous avons connu ça et je comprends ton chagrin! Bon courage il faut du temps!!!! Bisous Nadine

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  2. Courage Maryann ! Je te comprends tellement que je suis en larmes devant ton article. On s'y attache comme à nos enfants ! Ils nous donnent tant qu'ils sont inoubliables et laissent un grand vide ! Moi je suis plutôt chat mais c'est la même chose. J'ai pleuré longtemps mon premier chat et Enzo, le deuxième, à maintenant 10 ans et je le surveille de près ! Ton Bounty était adorable, qu'il repose en paix au paradis des chiens ! Il restera dans votre cœur ! Je t'embrasse

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  3. Oh la la, ma pauvre, je suis tellement triste pour toi, ils nous donnent tellement de bonheur.
    Je suis de tout coeur avec toi.
    Mon Youki me manque toujours autant, cela va faire un an le 1er juillet qu'il nous a quitté, j'ai toujours ces jouets
    dans le salon, impossible de les enlever
    Sois courageuse ma douce
    Gros bisous
    Marianne

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  4. je suis si triste pour toi.bisous liliane

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